La Darbouka:
La darbouka est un tambour qu'on rencontre dans tout l'anneau méditerranéen. C'est donc un instrument très usité.
Comme le qilaut, la darbouka revêt une importance particulière lors des fêtes, plus particulièrement lors du Ramadan et des évènements culturels. Par exemple, lors des soirées passées à la Médina de Tunis, elle était présente dans chaque concert et on la retrouvait partout dans les rues. Originalement andalouse et jouée à l'intérieur d'un ensemble d'instruments lors des cérémonials marquant les célébrations de la vie quotidienne, la darbouka a conservé une vocation de " partie d'un tout " dans le monde oriental.
Sous un autre angle, la darbouka est aussi utilisée pour accompagner le chant des confréries religieuses (Issaouia). Dans son utilisation sacrée, sa forme varie un peu. Plutôt que d'être jouée sur les jambes par un musicien assis, le drabkji (joueur de darbouka), la darbouka citadine est portée à l'épaule, retenue par une corde, et jouée sous le bras. De cette façon, l'instrumentiste est en mesure d'accompagner ses propres danses et cela lui permet d'atteindre des états de transe.
En somme, tout comme le qilaut, la darbouka est un instrument emblème des manifestations sociales, tant chez le peuple tunisien. Toutefois, il est important de noter que, les traditions populaires ont beaucoup perdu de leur force par rapport à la Tunisie où elles sont encore très présentes.
Abordons ici deux instruments de percussion ayant les mêmes caractéristiques : le terr et la darbouka. Au niveau de la forme, on joue de ces instruments avec les mains. En pratique, la frappe est continue tout au long de l’exécution, elle en précise le rythme du temps musical. Techniquement, il existe quelques ressemblances entre les deux instruments le dom « coup profond et vibrant » du terr comme celui de la darbouka est simple et fort ; le tek « coup clair » est plutôt faible, juste pour remplir l’espace vide du rythme.
-la position de la main : entouré par la main droite, le terr est également joué par la main gauche, plus libre qui exécute sa frappe. Ces mouvements créent une atmosphère d'équilibre rytmique entre le dom et le tek.
-les mouvements au moment de l’interprétation : le dom du terr est fortement prescrit de la main gauche jouant instantanément entre l’un et l’autre dom. Toujours de la main gauche, le tek, plus faible, n’en est pas moins précis quant à l’exécution ; il a également cet autre rôle : l’attraction du rythme. Notons que le dom est appliqué au milieu de la darbouka et le tek autour du cercle.
Par manque de source historique, on ne peut pas déterminer avec précision ni l’origine géographique de ces instruments, ni leur origine culturelle. On sait seulement qu’ils sont un apport spécifique de la musique andalouse au Maroc où ils tiennent le rytme des chants.